SOLS INCERTAINS

Hériter des sols vulnérables : ce que transforme la tempête Alex

sols incertains pose la question de la transformation des territoires vulnérables exposés à des risques naturels en prenant le cas du passage de la tempête Alex dans la vallée de la Vésubie dans les Alpes-Maritimes en octobre 2020.
Cette réflexion expérimentale sur la vulnérabilité comme condition d’habitabilité prend place dans la salle d’exposition de l’Ensa-Paris La Villette du 11 mai au 11 juin 2022. Les premières restitutions d’une enquête sur les traces de la catastrophe entrent en résonance avec des travaux d’artistes, de chercheurs et d’étudiants pour esquisser le problème écologique qui se présente à nous.
Cette exposition s’inscrit dans le cadre de la Chaire partenariale d’enseignement supérieur et de recherche en architecture Nouvelles urbanités face aux risques naturels : des abris ouverts.

sols incertains investit les lieux de manière expérimentale. Elle est à la fois un support de restitution, mais aussi de travail qui se poursuit in situ durant l’ouverture au public, sous la forme d’une résidence de recherches en architecture. Le collectif transdisciplinaire (pratique, recherche, enseignement) constitué autour de l’exposition sols incertains à l’Ensa Paris-La Villette investit également les lieux le 25 mai 2022 pour réagir sur l’exposition et s’y (re)mettre au travail.
« Durant les quatre premiers mois de 2022, nous avons entamé une enquête dans la vallée de la Vésubie, autour de Saint-Martin-Vésubie. L’étape de restitution, présentée ici, aborde des questions de représentation concernant ce qu’il s’est passé (le choc de la catastrophe), ce qui est en train de se passer (l’héritage du désastre) et ce que la catastrophe transforme dans les pratiques et les politiques d’aménagement. Nous partageons nos premières observations d’un territoire abîmé par les éléments quand des morceaux de montagne ont été déplacés par des mouvements de crue extraordinairement violents, quand une tempête d’un jour transforme une région pour des décennies. Nous proposons des descriptions des phénomènes entrelacés, des inventaires, des témoignages, des cartographies et des maquettes exploratoires qui sont accompagnés de travaux d’artistes, de chercheur.e.s, de praticien.ne.s et d’étudiant.e.s, entrant en résonance avec le sujet, comme une tentative de repeuplement de notre imagination et d’hybridation des histoires (Donna Haraway, Staying with the trouble, 2016). »

La scénographie est réalisée avec un souci environnemental. Nous avons utilisé un maximum de matériaux recyclés ou de réemploi. Nous avons récupéré des éléments d’expositions précédentes qui ont été conservés ou qui étaient destinés à la poubelle. 150 plaques de carton, 2 rouleaux de papier kraft recyclés et du lettrage adhésif ont été achetés constituant l’apport propre de cette exposition. On y retrouve donc principalement des éléments de plusieurs scénographies passées.

Commissaire : Yannick Gourvil.
Artistes invités : Jérôme Bouchard, Catarina Marto, Tadashi Ono et Marie Velardi.
Avec la participation des étudiant.e.s de l’Ensa Paris-La Villette et l’ULiège.
Equipe : Zoé Faou, Bérénice Garbeaud et Lina Haba pour bmc2.
Avec la participation des étudiantes et étudiants de l’ENSAPLV et l’ULiège.
Image de l’affiche extraite de deux mètres cinquante de Jérôme Bouchard.
Photographies : Zoé Faou et Thibault Lefaucheux (ENSAPLV).