ET ALORS

RÉSILIENCES URBAINES

HABITER L’INCERTITUDE FACE AUX RISQUES

Direction : X. Bonnaud, E. Mahdalickova, C. Younès ENSAPLV

DPEA Recherche en Architecture | GERPHAU PHilosophie, Architecture, Urbain | UMR 7218 MCC CNRS-LAVUE

ABSTRACT :

La résilience urbaine est un concept qui se propage dans les disciplines académiques et dans la société depuis une dizaine d’années pour répondre à un certain échec de la technique comme unique réponse aux enjeux contemporains du risque. Son émergence apporte une réflexion complémentaire et nouvelle sur les moyens de passer au travers des catastrophes et sur la façon de s’en remettre.

Ce travail de recherche se confronte, par une approche épistémologique, au nuage sémantique et interprétatif de la résilience qui la rend difficilement opératoire en architecture. Après une étude de la naissance de la notion, de sa diffusion et de son articulation aux cindyniques (sciences des risques), il pose l’hypothèse que la résilience n’est pas habitable. Elle ne peut pas être un projet d’architecture, mais les modifications qu’elle effectue dans la façon de repenser le risque, semblent heuristiques et donnent naissance à de nouvelles idées de projet. Elle s’apparenterait donc à une stratégie culturelle et politique de la ville dans laquelle évolue le projet de ville et d’architecture qui doit définir ses propres problématiques de conception.

La seconde hypothèse explore la notion d’habiter l’incertitude comme une condition de la résilience urbaine. Plus particulièrement, elle pose la question de l’imaginaire collectif comme un moyen de préparer culturellement la société à une reprogrammation par le récit de la transformation.

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